02.04.2009
J'ai comme l'impression que trop peu de personnes ne protestent
« Quand ils ont coupé la ligne des communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils ont coupé la ligne des syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils ont coupé la ligne des sociaux-démocrates, je n'ai rien dit, je n'étais pas social-démocrate.
Quand ils ont coupé la ligne des juifs, je n’ai rien dit, je n’étais pas juif.
Puis ils m’ont coupé la ligne.
Et il ne restait personne pour protester… »
D’après le Pasteur Martin Niemoller
19:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
31.03.2009
Blogguer n'est pas jouer
J’ai récemment pris des libertés avec ma ligne éditoriale. Depuis juillet 2008, et mon redémarrage à zéro de ce blog, je voulais simplement faire des billets sur des idées et quelques faits, en insistant sur des idées.
J’ai eu une mauvaise passe à l’automne où j’ai fait des articles à la c.. sur Martine (Aubry) et des jeux de mots bas de gamme sur Obama. Il y avait bien un peu de fond derrière, mais je n’arrivais pas à en faire quelque chose.
Puis, au fur et à mesure d’une vie qui allait mieux, je me suis mis à être plus pertinent, meilleur communiquant sur ce blog. "Communiquant" dans le sens d’échanger avec les autres, pas dans le sens de faire de la com-marketing telle que veut la vendre Luc.
C’est fou comme prendre le temps de donner du sens à sa vie, en allant voir des films de voyage, en s’impliquant à fond les ballons dans deux associations de solidarité internationale…etc., ça permet de retrouver la saveur des choses, le goût des échanges. C’est un remède anti-crise de très haute qualité. Remède GRATUIT, cela va sans dire.
Bref ( j'aime bien dire bref ), dernièrement je me suis mis à me livrer un peu plus. Ça m’a fait du bien et je me suis mis à confier ici des choses importantes de mes croyances. La réaction générale des commentaires, plus nombreux mais presque toujours positifs, m’a permis de me rendre compte que j’étais plutôt intéressant. (C’est bon de toujours en douter quand on est blogueur, journaliste, écrivain…) Et que j’étais globalement dans le vrai. (C’est bon de toujours en douter quand on est humain ;-)
J’ai traversé des mois très difficiles depuis juillet dernier. Souvent à bout. Le moral broutait en première et calait. Je ne donne pas de détail. Maintenant, ça va. Passons.
Je veux juste dire une chose aujourd'hui, surtout à ceux qui apprécient de me lire. Je trouve que la blogosphère politique française est un monde étrange et dangereux. J’ai lu tellement de mots durs sur des sujets qui n’en valent pas la peine. Tellement de ragots ou de coups bas de niveau de cour de récré.
Perso, ces jours-ci, je suis crevé parce que je gère le montage financier d’un projet de chantier de construction d’une école primaire dans la province du Bam, au Burkina Faso. Je soutiens l'équipe en partance comme je peux. C’est ultra compliqué de permettre à deux peuples de coopérer pour se développer mutuellement. Les micro-projets comme le mien sont une opportunité formidable de pouvoir se rendre compte de tant de différences culturelles; différences où aucune des 2 cultures n’a ni tort ni raison. Chacune vit ce qu’elle a à vivre. Deux « logiques » qui doivent apprendre à coopérer, c’est complexe. Le fonctionnement est si souvent bancal. Chacune a l’impression d’avoir des bâtons dans les roues.
Bah finalement, entre deux personnes, il se passe la même chose. Chacune a sa logique. Souvent, on croit que parce qu’on veut coopérer, ça suffit. Qu'il suffit de le vouloir. Mais non. Il faut se donner les moyens de se comprendre. Et aussi savoir qu’à certains moments, il faudra se pardonner. C’est valable pour deux collègues, deux amoureux, deux amis. C’est valable pour une mère et son enfant.
Je pense que tous, nous sommes et nous serons toujours égaux par rapport à une chose : une seconde de la vie d’un humain est exactement la même pour tout autre humain. Eh bien, je crois vraiment que le seul luxe, c’est le temps. Si je respecte le luxe de ma vie, le temps que j’ai, (plutôt que de tenter de le retenir ou de lui courir après), je pourrais être plus heureux. Et je pourrais voir l’autre comme une chance.
J’essaie de vivre ainsi: non pas être un mou qui n’agit plus, mais au contraire quelqu’un qui agit vraiment. Et pas quelqu’un qui s’agite.
Ça me dépite quand je lis des blogueurs, anonymes ou pas, qui s’invectivent pour savoir qui a raison parmi les grandes gueules de la cour de récré. Pourquoi gâchent-ils à ce point le luxe de leur vie ?
Ce n’est plus de votre âge de jouer au l’égo. Ce n’est d’aucun âge.
Blogguer n'est pas jouer.
15:38 | Lien permanent | Commentaires (5)