09.05.2008

La chance au pipeau

Ca y est. Monsieur Pascal Sevran est décédé. Toutes mes condoléances à ses proches.

Mais voilà, je ne peux m'empêcher de repenser à Jean-Pierre Elkabbach ... doit-on laisser sa chance au pipeau? Je dirais non. Comme David Pujadas et Olivier Mazerolle par exemple, lui aussi doit aller se purifier dans le désert.

Et j'aurais dit la même chose pour un journaliste de Marianne, je veux dire par là de quelqu'un étant très proche de mes opinions politiques.

07.05.2008

Bayrou, notre paratonnerre ?

J'ai regardé l'émission "C dans l'air" sur le thème "au boulot les socialos".

Ils se sont effectivement mis au travail. Mais il leur reste un sacré problème. Bayrou dirait que c'est d'être un parti à courants. Je n'y vois pas là un danger. Le tout dans ce cas est d'avoir de très bons arbitre et règlement

Personnellement, je vois avec beaucoup de dépit leur niveau inquiétant de conflits de personnes, qui va augmenter sous l'effet de la course à la présidentielle 2012. Fichu quinquennat qui place notre pays perpétuellement en campagne! (j'avais voté contre et je ne l'ai absolument jamais regretté depuis)

Et puis il y a aussi toujours actuellement, bien que plus du tout médiatisés, les problèmes de l'ex-couple Royal-Hollande. 

 

Au Mouvement Démocrate, Bayrou, incontestable pour la présidentielle, est un paratonnerre.

D'ailleurs, j'espère que notre paratonnerre ne nous protègera pas seulement contre les querelles de personnes FACE à lui, mais aussi contre celles EN-DESSOUS de lui. Mais en fait, de ce point de vue, le règlement intérieur à venir est primordial. Il a à être plus important que la personnalité, donc le management, de notre président-fondateur.

Je crois en la force de l'écrit car il pose une référence objective qui bride les excès des sensibilités personnelles, susceptibles de déstabiliser les organisations humaines dans leur hiérarchie.

Je crois en la transparence comme vertu collective, mais aussi comme vertu individuelle. Pas une transparence totale bien sûr; par exemple, je me carquefous totalement de qui couche avec qui dans mon parti... sauf si jamais les histoires d'un couple du style Royal-Hollande y prenaient le pas sur les projets politiques. Là, j'exprimerais ma demande d'en référer à un règlement clair.

Enfin, je ne veux aucun pré-acquis pour quiconque dans mon parti. Ou bien alors, il usurperait son titre de "mouvement". 

Un paratonnerre ne protège pas contre les inondations, n'est-ce pas, monsieur Bayrou?


04.05.2008

je vaque, médite et craque.

  C'est les vacances scolaires, donc je vaque... et entre corrections de copies, tris, soins dentaires, visites des charmants nouveaux-nés et chasse aux poussières dans les recoins de ma coloc, je traine devant la télé. J'y regarde de moins en moins de politique, étant lassé par les bla-blas et la mise en scène de la fausse rupture de plus en plus évidente de monsieur-je-pense-tout-et-son-contraire- et-je-fais-l'inverse-de-ce-que-j'ai-promis- mais-avec-une-bonne-com'-qui-floute-tout ...et finalement moi, devant cette connerie de télé, je me retrouve à avoir regardé des séries policières à toute heure du jour et de la nuit. 

    Résultat:

Je crains que mon proprio ait caché un cadavre dans le faux-plafond; quand le téléphone sonne, j'imagine qu'on va m'annoncer une mort tragique; quand ça sonne en bas, je m'attends à répondre aux suspicions d'un inspecteur et tout ça en anglais; quand mon coloc rentre, je me dis qu'il tient un couteau dans son casque de scooter; je vois une fillette dans la rue, qui va la violer? 

    Donc les médias ont gagné... en 2012, je vais finir par voter Sarkoziznogoud. Mais j'ai réalisé qu'au moins, je ne suis pas arrivé au point d'aller chez le psy... ça en ferait encore un de plus qui entendrait parler du nain aux bottes de 7 milliards. Deux pas faits l'été dernier, soit un paquet fiscal, et hop, il ne peut plus avancer! C'est con quand même.

Y a pas à dire, je ne suis pas superstitieux, je n'ai jamais cru au mythe du sauveur. Je ne crois pas du tout en ce petit nerveux.

 

Je ne crois même plus en Bayrou, qui n'en a manifestement rien à faire d'avoir un parti dynamique. Certes, il s'est mis à faire semblant que si. Et cela pour garder quelques dizaines de milliers d'adhérents, afin de ne pas être cerné de toutes parts par le ridicule, qui ne tue pas mais qui abîme pas mal.

Cela se vérifie chaque mois un peu plus: le projet démocrate n'est qu'un moyen de plus pour notre Baygourou de prendre de la hauteur. Hauteur qu'il a prise grâce à ses hautes capacités intellectuelles, je le reconnais bien volontiers. Mais Bayrou n'a décidément pas toute l'intelligence qui devrait aller avec. Sinon, il aurait facilité, et non freiné, l'organisation d'un Mouvement Démocrate efficace et avant-gardiste.

Or pour tant d'entre nous, adhérents multiples et variés, le projet démocrate a une valeur très profonde, un horizon lointain. Alors on va composer avec le loup-gayrou. De jour, il est un magnifique chantre de la démocratie. De nuit, il est un autocrate hermétique plus dur que le fer de Margarielle Thatchnez. (ça, c'est pour rire)

 
    Alors, pourquoi rester au Mouvement Démocrate?

    Parce que :

1. C'est le seul projet de société dans lequel je crois. Bayrou mourra un jour, j'en suis désolé pour ceux qui ont son autographe cloué au mur de leur chapelle privée. Ce projet vivra car il contient des graines de vérité.

2. Je ne peux pas aller au PS, encore moins à l'UMP. Cela n'a pas été désagréable de s'y faire inviter (c'était pas pour un dîner), mais vraiment, l'hémiplégie dans un salon tout cuir me tente moins que la traversée du désert sur mes deux jambes.

3. Si nous, qui avons reçu tellement d'atouts en ayant grandi en France dans des milieux favorisés, nous n'avons pas un minimum de tripes pour résister et tenir bon, alors qui défendra les fondements de la démocratie ?

C'est un combat de tous les jours, bien plus dur et plus exigeant que d'assurer la sécurité à "N.Y.C." ou à "la P.J. Saint-Martin".

Car il faut à la fois mobiliser ses tripes pour le combat, garder les yeux ouverts sur ce monde qui tangue, chercher à comprendre les autres dans toutes leurs différences, et croire, croire envers et contre tous les obstacles qu'un autre monde est possible

  

Mais il me reste une question:

Si Bayrou m'invite à dîner, qu'est-ce que je fais? J'y vais avec ma collection de timbres?

 

02.04.2008

Des 'rats' rongent le navire, d'autres le quittent

Sans aggressivité aucune contre mes amis les "rats", ce n'est qu'une formule.

 

Je remarque que ceux qui s'en vont n'ont pas connu la victoire aux municipales, certes, mais surtout n'ont pas obtenu de siège.

Ceux qui restent et qui parlent de construction du Mouvement ont un siège, ou un strapontin, municipal.

Perso, je n'étais pas candidat. Je reste au MoDem.

Tout en méditant longuement sur pas mal d'accusations entendues disant que "tout ça, c'est de la faute des autres" (ou parfois d'un autre) et de leur appétit démesuré à se trouver un siège à la taille de leur derrière.

Bref, on est pas au bout de nos peines...

...puisque dès qu'une ambition est assumée par n'importe qui n'importe où dans notre Mouvement, cette ambition est alors toujours suspectée d'être ignoble et immorale, par quelqu'un d'autre.

Ce "quelqu'un d'autre" est très souvent le jaloux, ou la jalouse, qui aurait bien aimé être candidat(e) à la place de l'ignoble. Il est d'ailleurs quelqu'un qui reste, attendant son heure. Il est aussi quelqu'un qui s'en va parfois. 

Je m'attendais à beaucoup de bêtise en me lançant en politique en mai dernier, mais pas à cette hypocrisie qui me dépite tant. Et qui ronge notre Mouvement à toutes les échelles.

La démocratie est un combat vertueux qui commence en soi-même.

 

Peut-être suis-je un grand jaloux moi aussi? Mais je ne suis pas quelqu'un qui passe son temps à voir des ignobles immoraux partout, c'est déjà ça. C'est une de mes bases de départ pour continuer mon combat vertueux.

Pourvu que ma route m'amène à retrouver celles de Michel H., de Laure L., d'Arnaud B., et de bien d'autres !  Notre MoDem aura alors trouvé sa véritable essence, je pense. Celle de vraiment rassembler les démocrates.

 

23.03.2008

" Du sang " ... ? ? ?

Voilà comment Renaud Muselier a résumé la campagne des municipales à Marseille, sous-entendant que les électeurs et les médias aimaient ça. Il y a eu « du sang » dans ce conflit entre gauche et droite.

De mémoire de citoyen comme de prof d’Histoire, je pense que jamais cette image n’avait été utilisée en politique. En tout cas jamais avec autant de bonhomie. Il faut dire que monsieur Muselier a dit cela juste après l’annonce de la victoire de l’UMP à Marseille. Lui aussi venait de gagner.

Toute personne qui a gagné une compétition, qu’elle soit sportive, artistique, politique, ou autre, sait qu’au moment de la victoire, on ne ressent plus aucune des douleurs physiques ou mentales endurées avec ténacité pendant la lutte. Que seule la victoire est belle.

Mais justement, le soir des résultats des élections, hurler « on a gagné » a-t-il du sens ? Certes, les scrutins de liste transforment les campagnes en luttes spécifiquement collectives. Peu à peu, naturellement, la campagne devient une lutte de clans contre clans. Puis d’un clan contre l’autre. Un duel. Qui va l’emporter ? Et nous voilà dans une logique guerrière. Il y a « du sang ».

Henri Emmanuelli a cité Clausewitz la semaine dernière (quelle phrase déjà ? je ne me souviens pas, mais peu importe). Cet auteur prussien contemporain de Napoléon a été la référence majeure au niveau des stratégies militaires dans le monde entier jusqu’à aujourd’hui. Une de ses maximes célèbres : « La politique est la continuation de la guerre par d’autres moyens. »

Depuis quelques années, les politiciens lui donnent raison. Eux aussi vont chercher la meilleure stratégie possible en lisant Clausewitz. En France, il est un modèle pour la gauche (Emmanuelli n'est qu'un exemple dû au hasard de l'actu) comme pour la droite. Et voilà, c’est devenu normal qu’il y ait « du sang ». Oui, normal... je suis resté connecté toute la semaine et aucune remarque, aucun regret n'ont été formulés par quiconque, sur aucun média.

« Du sang » ! ! ! !   Il faut dire NON. Il faut dire STOP. Il faut dire « Changeons ».

            Ou alors, peut-être répèterons-nous un jour : « œil pour œil » (vers 2000 ans av. JC) , puis un jour nous dirons « tuez-les tous ! » (XIIIème siècle)

Ceux qui ont dit non à la guerre, comme Jean Jaurès au mois de juillet 1914, avaient raison. Si l’on regarde la Première Guerre Mondiale dans le contexte global du XXème siècle, elle a constitué un véritable suicide de l’Europe. Et on y trouve toutes les causes de la Deuxième Guerre Mondiale, guerre qui a accompli l'œuvre d’auto-destruction commencée par la précédente.

Ceux qui ont dit non à la guerre, comme la voix de la France en 2003, avaient raison. L’Irak est aujourd’hui condamnée à 100 ans de guerre civile selon des spécialistes !

Et nous, pour quelques grammes d’impôts locaux, nous commencerions une guerre ? Nous, Français, nous voudrions « du sang » ? Ah, c’est sûr que c’est plus facile de faire une leçon de morale aux Etats-Unis qu’à nous-mêmes.

Revenons à notre point de départ : 

Comment pouvons-nous créer en France les conditions politiques pour que les hommes et femmes politiques changent leurs principes d’action stratégiques en principes d’action pacifiques?

Par exemple, citer les Droits de l’Homme ne peut pas être une option stratégique. Sinon, voici leurs fondements enterrés, bien qu’étant paradoxalement prônés sur les bannières. Comment changer cela ?  Comment les citoyens peuvent-ils faire pression sur leurs responsables politiques pour stopper cette gamme de manipulations ?

Sortons de notre aveuglement et tournons-nous vers ceux qui préparent la paix. Ecoutons ces personnes dialoguer, mais aussi interpellons-les. Ils sont les semeurs du monde de demain. Ils sont les accoucheurs de la société dans laquelle s’épanouiront nos enfants.

            Qui sont-ils ? Je ne sais pas encore vraiment.

            Alors, honorables lecteurs, qu’est-ce qu’on fait ? On sort de notre aveuglement et on se tient au courant ? On s'active?

            Ou bien, nous continuons à dormir? Et nous laissons nos instincts naturels faire leur œuvre de division?
 

 

20.03.2008

Vie de la section (et indirectement de la fédération)

 

    Hey, les démocrates !  Bonjour à tous !

Certains doutes viennent d'être exprimés ces derniers jours. Et cela, pas seulement à cause des scores décevants. La première de nos motivations est de changer les choses en France, et non d'être élus. Et devant la tâche à accomplir, c'est particulièrement difficile d'y croire. Alors...
 

Est-ce que, oui ou non , le Mouvement Démocrate a un projet de société à proposer aux Français?

 

Oui ou non , nous, les militants du Mouvement Démocrate, nous disons l'essentiel ?

 

Oui ou non, notre communication n'est pas essentiellement tournée vers nous, mais vers l'extérieur?

 

 

Pour nous poser les bonnes questions, réunissons-nous en sections, et faisons-les vivre.

 

Et à ce propos, 

ma note du 10 octobre 2007 portait sur une utilisation du tirage au sort au sein des partis politiques.

J'y avais posé deux questions (dont je viens de subdiviser les réponses en quatre parties pour vous proposer des liens vers des paragraphes courts et donc plus utilisables) :

En quoi le tirage au sort a-t-il été garant de la démocratie athénienne au V° siècle av. JC ?

utilisation générale du tirage au sort par les Athéniens

objectifs visés par ces "précautions"

En quoi le tirage au sort peut-il être garant d’une bonne démocratie interne dans un parti politique actuel ?

principe et objectif de la démocratie interne au parti

rôle de ceux qui sont tirés au sort

Dans ce dernier lien, on y trouve d'abord les principes de désignation selon les rôles attribués dans la section.

Je le résume ici :

Comment et pourquoi utiliser le tirage au sort au sein des sections et des fédérations des partis politiques ?

 A élire :

- le responsable de la section, le secrétaire et le trésorier.

- Le président, le secrétaire et le trésorier de la fédération.

- Le délégué départemental, qui doit être en contact permanent avec le siège, aussi.

A tirer au sort : 

 - parmi les volontaires, le(s) animateur(s) de section ainsi que le coordinateur.

 

 

10.03.2008

Appeler un chat, un chat

Il faut appeler un chat, un chat. Et donc une défaite, une défaite.

La liste que je soutiens réunit 13.9% des suffrages. Certes, elle totalise 2911 voix. Près de 3000 personnes ont cru en notre projet. C'est peut-être un début de quelque chose.

Il faut voir que le bilan du maire est bon, tout du moins le bilan affiché. Sa réélection est en excellente voie.  

 

    L'UMP, bien que mené par un nouveau venu, obtient un très bon score: plus de 35%.

    Hélas, la liste des Clamartiens est éliminée, avec un score de moins de 4%. Je dis hélas, car elle est constituée de citoyens sincères et engagés qui croient en la démocratie participative et en la transparence. Qui va porter avec détermination l'idée que le maire ne recevra pas ce dimanche 16 mars un chèque en blanc?

    Qui lui rappellera que la confiance lui a été donnée par moins de 10.000 suffrages en sa faveur sur plus de 33.000 inscrits? Je ne dis pas cela pour rabaisser sa victoire nette, mais pour remettre en perspective les inquiétudes de nombreux Clamartois quant à son management de la ville. Celui-ci est très souvent ressenti comme opaque ou brutal sur un trop grand nombre de points.

    Je souhaite que dans l'esprit du Mouvement Démocrate, notre opposition soit constructive. Il n'y a pas que 2911 personnes qui le méritent. Il y a environ 14.000 électeurs qui ne se sont pas exprimé. Ce qui a du sens!

    Et il y a presque 50.000 habitants qui veulent croire en Clamart. 

Que la majorité soit digne, et qu'elle sache écouter.

Et puisqu'aujourd'hui la démocratie a été sérieuse et belle dans 33 bureaux de vote, eh bien, je le dis, bravo à la majorité sortante, et bonne chance!