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26.02.2009

Redémarrage

Bonjour!

Les nouvelles: elles sont bonnes. J'ai visité coup sur coup le sud de l'Angleterre, puis Dakar et quelques autres endroits du Sénégal.

J'ai lu Elle s'appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay. 22 euros, aux éditions Héloïse d'Ormesson. Vous ne regretterez pas cette lecture, même si la principale ficelle se devine dès le premier quart de l'ouvrage. Aucun regret, dis-je, car l'intérêt n'est pas dans le suspense, mais dans la magie opérée par l'auteure pour nous transporter au coeur du point de vue des 2 narratrices ("elle-même" et "Sarah").

Une lecture inoubliable pour moi. D'autant plus que j'ai fini ce livre le soir de ma visite de la maison des esclaves de l'île de Gorée.

A Gorée, j'ai été saisi par une des nombreuses phrases de Boubacar Joseph N'Diaye (conservateur historique de la maison des esclaves, une figure du Sénégal pour cela), homme qui nous a quittés il y a moins d'un mois. Ses 'sentences' sont écrites à différents endroits de cette maison de "négriers", choisie parmi plusieurs sur cette île pour y installer ce lieu, devenu patrimoine mondial de l'humanité (UNESCO).

 

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Le pire est de savoir que c'est irréparable Mais le plus beau... c'est ne rien vouloir comme réparation

 

Je rends hommage à Jo N'Diaye, ainsi qu'à sa simplicité et sa clairvoyance dans sa manière de rapprocher ce drame de celui de la Shoah. Sans artifice. Donc sans manipulation. A chacun de penser librement. Chapeau, Jo, et paix à ton âme.

 

 

On ne revient pas indemne de ces voyages au coeur du mal. Mais on peut aussi, sans jouer la culpabilisation, accepter de changer. Finalement, la seule liberté est celle qui a un goût différent chaque jour. C'est ce que j'arrive à peu près à vivre, et je dois dire que ça me porte profondément dans mes engagements, qu'ils soient humains, citoyens, ou politiques.


L'Amour a tous les Droits - Ismaël Lô