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01.03.2009

une chaîne que je suis (pour une fois)

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Aurélien m'a taggué. La chaîne consiste à mettre en ligne la 6ème photo/image du dernier dossier créé. Seulement voilà, mon dernier dossier n'est pas français, mais sénégalais! (Aurélien voulait savoir la météo en France...).

 

J'ai pris cette photo pour évoquer le développement de l'architecture et de la voirie d'une métropole du Sud. On voit le contraste de l'apparition de la modernité au sein d'une société traditionnelle (chariots tirés par des ânes, ce qui n'est pas écologique du tout dans une ville: déjections = pollution!)

J'ai surtout été frappé par les constructions partout dans Dakar. Je viens d'y accompagner un groupe d'élèves dans le cadre d'un projet de mon lycée. Le thème du projet est le développement durable et le co-développement. Eh bien, au niveau du de la durabilité, je m'inquiète une peu pour Dakar. Cette belle capitale va-t-elle pouvoir tenir le choc de cette explosion urbaine. Ses transports sont déjà saturés sur l'unique voie d'accès à la ville. Quid de l'eau? Quid des emplois?

Enfin, au moins, il y a divers investisseurs et des nouveaux marchés semblent possibles.

La "Terranga" , nom-symbole du Sénégal signifiant l'accueil, en wolof, n'est pas un vain mot: les Sénégalais sont vraiment très accueillants et très patients avec les étrangers. J'espère vraiment retourner dans cette mégapole impressionnante, aux accents industriels mais pourtant toujours cordiale.

Benjamin, Florent, Karima, Timothée, à vous!

27.02.2009

black-out

A bas la loi HADOPI .

Explication chez Antonin.

26.02.2009

Redémarrage

Bonjour!

Les nouvelles: elles sont bonnes. J'ai visité coup sur coup le sud de l'Angleterre, puis Dakar et quelques autres endroits du Sénégal.

J'ai lu Elle s'appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay. 22 euros, aux éditions Héloïse d'Ormesson. Vous ne regretterez pas cette lecture, même si la principale ficelle se devine dès le premier quart de l'ouvrage. Aucun regret, dis-je, car l'intérêt n'est pas dans le suspense, mais dans la magie opérée par l'auteure pour nous transporter au coeur du point de vue des 2 narratrices ("elle-même" et "Sarah").

Une lecture inoubliable pour moi. D'autant plus que j'ai fini ce livre le soir de ma visite de la maison des esclaves de l'île de Gorée.

A Gorée, j'ai été saisi par une des nombreuses phrases de Boubacar Joseph N'Diaye (conservateur historique de la maison des esclaves, une figure du Sénégal pour cela), homme qui nous a quittés il y a moins d'un mois. Ses 'sentences' sont écrites à différents endroits de cette maison de "négriers", choisie parmi plusieurs sur cette île pour y installer ce lieu, devenu patrimoine mondial de l'humanité (UNESCO).

 

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Le pire est de savoir que c'est irréparable Mais le plus beau... c'est ne rien vouloir comme réparation

 

Je rends hommage à Jo N'Diaye, ainsi qu'à sa simplicité et sa clairvoyance dans sa manière de rapprocher ce drame de celui de la Shoah. Sans artifice. Donc sans manipulation. A chacun de penser librement. Chapeau, Jo, et paix à ton âme.

 

 

On ne revient pas indemne de ces voyages au coeur du mal. Mais on peut aussi, sans jouer la culpabilisation, accepter de changer. Finalement, la seule liberté est celle qui a un goût différent chaque jour. C'est ce que j'arrive à peu près à vivre, et je dois dire que ça me porte profondément dans mes engagements, qu'ils soient humains, citoyens, ou politiques.


L'Amour a tous les Droits - Ismaël Lô