25.11.2008
La vie n’est pas une marchandise
Tout à l’heure, en rentrant du boulot, je méditais comme d’habitude. J’ai eu un flash. Je me suis rendu compte d’une chose toute bête, mais que je n’ai jamais entendue. Cette crise qui vient des subprimes, tout le monde le sait. Or que sont ces subprimes ? Des prises de risque sur son propre logement. Ces hypothèques de logements me sont apparues comme une chose terrible.
Il y a trois besoins vitaux : se nourrir, s’habiller, se loger.
Hypothéquer le fait de se loger, hypothéquer un besoin vital, c’est mal.
La vie n’est pas une marchandise.
21:16 | Lien permanent | Commentaires (6)
Commentaires
Prévenir ou guérir? Tout dépend de la vision : long terme ou court terme au choix... Humanisme ou dérégulation généralisée...
Écrit par : Nelly | 25.11.2008
Je ne suis pas d'accord. Je pense que la santé vient après, car se soigner n'est nécessaire qu'en cas de problème. En théorie, si les besoins vitaux sont assurés parfaitement ( = complètement et sans nuisance), alors il n'y a pas de problème, outre le vieillissement évidemment.
J'ai oublié "respirer" par contre !
Écrit par : GuillaumeD | 25.11.2008
Écrit par : Nelly | 25.11.2008
Écrit par : GuillaumeD | 25.11.2008
Dire encore et toujours plus fort qu'il n'est pas admissible qu'on meure de froid aujourd'hui en France faute de logement... Le dire et le crier parce qu'il n'y a aucune réflexion à alimenter sur ce sujet: doit-on, peut-on, faut-il, comment ne pas encore mourir de froid en France en 2008??? Et faire périr l'indifférence! 2h pour la collecte de la Banque alimentaire ce WE?
Écrit par : Mapie | 26.11.2008
Très intéressante confrontation de points de vue sur FInter à midi. Christine Boutin versus un délégué national d'Emmaüs. La ministre engage une réflexion pour forcer les gens à s'héberger tandis que le délégué explique que c'est en amont qu'il faut travailler, dans la prévention car on ne peut pas contraindre par la force quelqu'un à se mettre à l'abri quand il rejette toute socialisation.
Cette différence de positionnement est inévitable, ils sont tous les deux dans leurs rôles. La ministre gère l'urgence et Emmaüs se charge des conditions et des circonstances. Cela dit, en amont, cela pose une vraie question philosophique concernant la dignité de la personne: peut-on sauver quelqu'un malgré lui, d'abord? Et ensuite quel type de société pour éviter la spirale de l'exclusion qui emmène jusqu'aux limites de la désocialisation? Le rôle des partis, c'est celui-là, sans doute: poser les fondements et les principes de la représentation de l'homme et de la personne en fonction de laquelle les décisions et les orientations seront prises. Quelle est notre spécificité au MoDem là dessus? Humanisme, qu'est-ce que cela veut dire? En effet, comment penser la solidarité en dehors de l'humanisme? A préciser...C'est là que se niche la nécessité de la réflexion...
J'ai du boulot aussi, je m'arrête là ;-)
Écrit par : Mapie | 26.11.2008
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