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20.10.2008

Pour avoir des commentaires? Faites des articles à la con! SUITE ET FIN...?

Grâce à des commentaires que j'ai trouvés très positifs de Karima, Timothée, Antonin, orange sanguine, le crapaud du marais, Mirabelle, Smaël, Claudio, j'ai pu approfondir et préciser ma réflexion personnelle.

Je vous la livre sans prétention.

Ma question tourne notamment autour de: Pourquoi commente-t-on quand on n'est pas d'accord, plutôt que quand on est d'accord?

C'est logique bien sûr. Si on observe nos discussions face à face, quand on répond "oui", la discussion risque de passer à autre chose; quand on n'est pas d'accord, on débat sur le sujet en question. On le maintient en vie.

OK. Mais ça fait finalement vivre des débats autour de futilités ou de stupidités sur les blogs. Dans les réunions politiques aussi.

Je l'ai observé au niveau municipal: on va s'émouvoir de débilités des opposants et passer du temps à les commenter. Et passer peu de temps à construire autour des bonnes idées du projet que l’on porte, ou que l’on s’apprête à porter.

Je prêche pour l’autodiscipline. Mais elle est auto-censure, SAUF... si on prend confiance dans notre projet. Et donc le mieux serait que dès que l’on commence à « cracher » sur les opposants, vite, vite, on se reprend! Et on s’investit dans le constructif.

Relions cela à la facilité de commenter des inepties. On se sent plus à l’aise à les dénoncer plutôt qu’à apporter un peu de soi dans quelque chose de valeur. Je pense qu’on manque de confiance en soi sur les sujets importants, d’une part. On ne se sent pas assez compétent : travers très français, ce n’est pas un Américain qui pensera de cette manière-là par exemple.

D’autre part, on sait que si on se lance dans la réflexion sur un sujet profond, on va devoir mobiliser nos capacités intellectuelles. Cela va nous demander du temps. Cela nous fait un peu peur. Si on devient responsable d’un projet en y étant partie prenante, on devra en répondre (= étymologie de 'responsable'). On sent d’intuition cette perte de liberté. On la fuit.

Bref, on préfère lâcher un petit commentaire que de prendre du temps seul à réfléchir. En outre, l’écran de l’ordi n’est pas agréable pour nous abandonner à une réflexion profonde.

Ma conclusion :

Pour écrire de bonnes choses, des choses saines sur l’ordi, il faut savoir en être distant. C’est le combat de la liberté. Celui de l’Homme toujours maître de sa machine.

Dans cette lutte, j’ai souvent reconnu avoir perdu des batailles (Facebook… !) Mais je me sens être en train de gagner la guerre.

Et ça c’est du bon.

Pour avoir des commentaires? Faites des articles à la con!

Mon hypothèse est validée:

Pour avoir des commentaires? Faites des articles à la con!

En effet, j'ai posté hier quelque chose de débile. On me l'a fait savoir par les commentaires. Mais je le savais, j'avais prévenu ici (il s'agit de mon blog de réflexions personnelles, qui comptabilise la moyenne astronomique de 2 visites par mois ;-)

 

Ce que j'avais constaté, c'est que mes meilleurs écrits n'avaient pas reçu le moindre commentaire. C'est ici, , et . Certes, c'était pendant l'été. Mais il en est de même pour ma note sur le racisme, dont la qualité n'est pas top, cependant la brièveté et le sujet auraient pu susciter des réactions. Alors que, hier, 6 commentaires après plus de 20 heures en ligne, c'est bien au-dessus de ma moyenne habituelle.

 

Bref, sur les blogs, pour attirer l'attention, il faut :

- soit dégainer plus vite que Lucky Luke sur la sarko-sainte ACTU

- soit être très pertinent

- soit apporter une idée géniale

Hum hum, pour ces deux derniers cas, ce n'est pas évident de tutoyer les étoiles tous les jours, non?

 

Il reste une possibilité: faire le buzz. Il y a pour cela des incontournables:

- médire (j'ai horreur de ça) ou critiquer, si possible le chef, mais je n'aime pas trop ça non plus en fait.

- blaguer (je ne suis pas bon à l'écrit, ou alors en-dessous de la ceinture ;-)

- publier une connerie plus grosse que soi. Pour une fois, je me suis forcé, et j'ai un peu réussi mon coup! Je note toutefois que: buzz il n'y a pas eu. Mais je suis incapable de dire si la bêtise formulée était trop énorme, ou trop petite, ou que la com' était trop faible (pas de vidéo...). Certains ont d'ailleurs dû se douter de quelque chose. Et beaucoup ont dû ne pas daigner répondre.

Il faut dire que je ne suis pas un buzzer en série. Ca ne me manque pas. Mais j'aimerais bien connaître ma première fois :-))

 

(Pardon aux quelques amis et autres, dont j'ai fait user le clavier pour rien hier)