28.11.2008
Création et Internet... signe de l'impasse UMP
Rappel:
Les euro-députés UMP ont voté, au moins en majorité, pour l'amendement qui empêche la riposte graduée sur Internet, prévue par le gouvernement français, qui est UMP, faut-il le rappeler. L'UMP ne pense donc pas pareil, selon l'échelle géographique à laquelle ce parti se trouve.
Ce qui est ubuesque, c'est que l'UMP n'en débat même pas.
Pourquoi?
Parce qu'elle a perdu le sens du débat. Elle a oublié à quoi ça sert.
Parce qu'il faut voter comme le groupe.
Et que le groupe n'a pas dit la même chose aux assemblées françaises (Sénat et Assemblée Nationale) et européenne (Parlement européen, dont il est vrai que l'UMP y est membre d'un groupe bien plus large: le PPE si je me souviens bien).
Mais qui est à l'origine de ce que pense le groupe UMP?
En France, c'est Sarko bien sûr. Nous ne sommes donc plus en démocratie. Un seul pense. Il est entouré de son conseil, qu'il se choisit et de sa cour. Cela s'appelle la monarchie. Sauf qu'elle fonctionne en CDD. Mais à part ça, dites-moi quelles différences il y a...
Dans l'Union Européenne, je ne sais pas, mais je me demande bien qui décide pour le PPE. Les Allemands?
Ou bien les débats sont-ils démocratique au sein de l'UE? Si c'est le cas, je regretterais encore plus que le "non" l'ait emporté. Tellement de personnes ont voté non à cause de la prétendue technocratie européenne.
ma première source : HervéT .
Mais s'il s'avère que le débat y est bien plus démocratique à cette échelle qu'au niveau des assemblées nationales, alors je suis encore plus dégoûté.
15:53 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.11.2008
Un D.O.M. doit être un département comme les autres
Un D.O.M. doit être un département comme les autres. Mais on en est loin. Il faut et il faudra faire des efforts. J'en veux pour preuve la mise au point de Rue89:
http://www.rue89.com/2008/11/27/la-guyane-totalement-para...
17:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Si vous voulez vous glisser entre Louis XIV, mes élèves et moi
Cela fait six ans que j’ai des classes de quatrième, mais pour la première fois, un élève - prénommé Guillaume…- me propose une vision novatrice qui peut opérer une refondation majeure de l’histoire de notre pays. Il a en effet nommé le Roi-Soleil ainsi : Louise XIV. Et si il avait raison ? On nous aurait menti ?
Outre la théorie du complot, une élève me propose la théorie de l’absurde pour faire face aux grands problèmes historiques. A la question Louis XIV a-t-il connu le succès de sa politique guerrière ?, elle a répondu non, car il est mort en 1715 . Ce qui est vrai. Mais le lien de cause à effet me fait mal à la tête.
De toutes façons, il n’est pas impossible que je sois sous peu renvoyé de l’Education Nationale. Non pas parce que les barbouzes de Darcos m’auraient repéré dans leur recherche de leaders d’opinion (j’ai déjà du mal à être leader de la mienne, alors de celle des autres…) Mais parce que j’ai sorti mardi dernier la blague de l’année 2008, et peut-être même celle de toute ma carrière.
Dans notre étude de l’alimentation en Afrique de l’Ouest en classe de seconde, j’ai fait remarquer qu’il fallait lire « l’Afrique au Sud du Sahara », et non pas « l’Afrique du Sud ». Cette différence entre le a et le d est certes toute petite, mais en l’occurrence, elle représente bien plus de mille kilomètres. Je leur ai indiqué sur une carte de l'Afrique, réalisée à la main au tableau par mes soins, la distance en question. C’est alors que j’ai lâché, tout à fait inconsciemment, je vous le jure, monsieur le juge : « vous voyez qu’une petite queue peut vous faire aller loin ». Le rire des élèves m'a ramené à la réalité physique des mots prononcés.
J’aurais bien aimé avoir cette petite queue pour m’échapper le plus loin possible de la classe. Quoique des bottes de sept lieues m’auraient suffi.
Bref, dans ma réalité, l’école est tout sauf un conte, mais bon… au moins, on rigole.
16:46 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.11.2008
Fin des aventures de Martine
Je vous avais proposé de voter pour Martine, enfin plutôt de pronostiquer un résultat. Il fallait choisir entre les solutions 1, 4 et 6.
Mais ce n'est plus drôle, on trouve des détournements en pagaille ici et là, éditées dernièrement et qui parlent directement du dernier scrutin du PS.
J'espère que d'ici la fin 2011, au MoDem, nous allons parler projet et pas passer notre temps à se demander qui va, ou vont, être le(s) candidat(s) socialiste(s) en 2012. Car ce jeu de dupes va continuer longtemps au sein du PS.
Le MoDem ne doit pas se laisser attirer dans ce bourbier. C'est d'ailleurs pour cela que je ne voulais pas faire de réelle analyse de la situation du PS et que je préférais en blaguer.
Il ne faudra pas non plus regarder à droite, même si MAM semble se positionner discrètement mais sûrement.
Je viens d'être élu président d'une toute petite association de solidarité (qui encadre des chantiers de construction d'écoles primaires dans les pays du Sud). Il faut essayer de parler de citoyenneté, et du monde, plus souvent. Les Français nous attendent sur le réel et sur du positif. Je parlerai donc de moi, ce que je ne croyais pas être une bonne idée jusqu'à ces derniers temps.
19:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : modem, ps, martine aubry, citoyenneté, michèle alliot-marie
25.11.2008
La vie n’est pas une marchandise
Tout à l’heure, en rentrant du boulot, je méditais comme d’habitude. J’ai eu un flash. Je me suis rendu compte d’une chose toute bête, mais que je n’ai jamais entendue. Cette crise qui vient des subprimes, tout le monde le sait. Or que sont ces subprimes ? Des prises de risque sur son propre logement. Ces hypothèques de logements me sont apparues comme une chose terrible.
Il y a trois besoins vitaux : se nourrir, s’habiller, se loger.
Hypothéquer le fait de se loger, hypothéquer un besoin vital, c’est mal.
La vie n’est pas une marchandise.
21:16 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23.11.2008
Bayrou montera-t-il en puissance dans l’opinion ?
J’ai bien écouté François Bayrou sur I-télé (en collaboration avec France Inter et Le Monde) aujourd’hui. Ses propos ont été excellents. Je suis trop fatigué pour entrer dans une analyse de l'ensemble de l'interview.
Une anecdote plaisante : Il a informé le journaliste d’I-télé qu’un amendement vise à faire payer une taxe plus élevée aux chaînes de la TNT qu’aux grandes chaînes (TF1 a été nommé). Il a rappelé qu’évidemment, l’Elysée ne pouvait qu’être à l’origine de cet amendement.
Sous-entendu, Sarkozy soutient son copain Bouygues bien sûr. Mais l’évidence est là, rappelée fortement par le président du MoDem : Ce n’est pas démocratique de faire payer davantage les faibles que les puissants.
N’étant pas un fan aveugle, je note tout de même deux choses:
1. La question du retrait d’Irak a été évacuée par Bayrou qui n’a fait que rappeler qu’il était depuis le début opposé à l’opération américaine en Irak de 2003. C’est une évacuation de la question. Je note aussi que le journaliste, encore celui d’I-télé aujourd’hui, n’a pas fait son travail puisque lorsqu’une question reste sans réponse, il doit insister, ou tout du moins souligner que la réponse est à côté de la question. C’est hélas courant dans les interviews. C’est une des plaies béantes qui font que le travail informatif est de piètre qualité.
2. Beaucoup de Français trouvent que Bayrou manquent de punch et l'interview d'aujourd'hui n'a pas montré du neuf de ce côté-là. Ses partisans, dont je suis, ne s’en rendent pas compte, étant baignés dans les réalités politiciennes et voyant à quel point Bayrou est un des rares qui appuie là où ça fait mal dans le jeu politique. C'est du fond. Un certain nombre de Français voient surtout la forme. Mais ces citoyens hors politique partisane restent sceptiques, voyant (selon moi à tort) en Bayrou un centriste mou. Mais leur point de vue existe bel et bien.
Toutefois, à part cela, Bayrou prône pour une opposition rassemblée à la politique actuelle. Pas dans des jeux d’alliance mais pour des questions d’intérêt national et social.
Il serait temps de passer à la vitesse supérieure. Mais de toutes façons, Bayrou va monter dans l’opinion publique française. Quand ? A quel rythme ? Beaucoup ? Peu ?
A suivre…
En prime, un scoop... Une employée du ministère des finance m’a appris hier que les chiffres de la croissance sont faux. Depuis le début de l’année 2008, la croissance économique est négative. Les chiffres sont trafiqués. Pratique courante, semble-t-il, mais plus grave en ces temps d'endettement lourd, n’êtes-vous pas d’accord avec moi ?
22.11.2008
La suite des aventures de Martine
Après le "vote pour Martine", je pensais pouvoir publier des résultats dès vendredi. Nous sommes samedi soir et je ne peux pas vous publier la fin, mais seulement la suite des aventures de Martine.
C'était la 6 qu'il fallait voter pour gagner cette semaine, puisque nous retrouvons Martine dans la suite de ses aventures, en bas de chez Ségo-Sarah Connoroyal, prête à l'éliminer, même si par média interposé, Martine semble larmoyer... :

Ce soir, il n'est pas impossible que nous retrouvions Martine, venue au stade pour faire diversion encourager puis "féliciter" les joueurs après le match de rugby face à l'Australie:

19:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.11.2008
pourquoi il s'appelle le Figaro d'ailleurs ?
Lu chez Christophe Ginisty :
C'est l'Express qui le révèle, la rédaction du Figaro a procédé à une retouche photo assez complaisante sur un cliché de Rachida Dati pour sa Une. Paré de bonnes intentions, le Figaro a tout simplement effacé sa très belle et grosse bague Chaumet et s'est justifié ainsi : "La "une" parlait du malaise entre Rachida Dati et les magistrats. On a trouvé que la bague se voyait trop et on l'a enlevé pour ne pas que les gens se focalisent sur ça et que ça crée une polémique sur le côté bling-bling. Ca a été fait dans l'urgence, il était 20h29 et on devait boucler à 20h30".
J'apprends enfin pourquoi ce journal a simplifié le nom d'origine: "les noces de Figaro". C'est parce qu'ils n'assument pas la bague.
23:02 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
"Dieu est une femme et elle a ses règles en ce moment"
Auteur: Benjamin, 18 ans, adhérent MoDem.
Exode, VII, 21: « Et il y eut du sang dans tout le pays d'Egypte » .
"Débiblisé", actualisé, ce discours décrivant les conséquences de la fureur divine traduirait un syllogisme biologique évident : Quand les femmes ont leurs règles, elles saignent et sont de mauvais poil. Dieu, le Grand Architecte, serait une femme : la Main Invisible. Donc Dieu aurait ses règles en ce moment.
Il y a vingt ans de cela, un Mur a été abattu et un système battu. Le vent de l’Ouest devait apporter de l’air frais à une partie du monde asphyxiée. C’était sans compter sur les vents contraires qui renverraient avec eux les particules d’incompétence et d’inhumanité que Tchernobyl avaient rejetées trois ans plus tôt. Au XXème siècle, les Hommes pouvaient proclamer : « La Liberté ou la mort ! », au XXIème ils auront la Liberté puis la mort. Après la honteuse horizontale, ce fut au tour des orgueilleuses verticales d’être détruites en 2001, les fous de Dieu ne pouvaient pas libérer ces hommes et ces femmes alors ils les ont tués.
« Qui fait l’ange fait la bête », Pascal.
On a rendu la liberté à des Hommes démunis pour en faire des animaux frustrés et vivant (ou agonisant ?) à crédit, des parfaits con-sommateurs. Ceci avec l’angélisme du libérateur, et la délicatesse du bourreau, en somme de véritables assa-saints.
On a fêté pendant vingt ans cette victoire historique, on s’est enivré, on a dansé, on a même chanté à l’unisson (en anglais !). Aujourd’hui, en 2008, on a la gueule de bois, il faut séparer les derniers pochtrons qui en avaient profité pour s’étriper dans l’indifférence générale, nettoyer les canettes et les gobelets écrasés, le résultat d’une orgie d’irresponsabilité.
Si la couleur de peau du nouveau Président américain nous invite à ne pas noircir le tableau, elle ne doit pas non plus obscurcir notre jugement. Un jugement qui doit être sévère, impitoyable, radical. Le petit soldat de plomb l’a dit : « il faut trouver et punir les responsables » ... quitte à les « buter jusque dans les chiottes », renchérirait le premier ministre-président d’un pays, qui après s’être froidement battu, s’est fraîchement converti au système ?
OUI, Dieu est une femme et elle a ses règles en ce moment. De 1929 à 2008 c’est cyclique, c’est économique, et si on ne fait rien elle les aura encore et encore jusqu’à ce que ce système atteigne la ménopause et devienne définitivement infécond. Faut-il s’en désoler ? Sûrement, mais au fond désirons-nous vraiment briser ce cycle infernal et nauséabond ? Rappelons-nous de ce que nous disait Nietzsche : « les meilleurs choses ont d’abord un goût de sang ».
15:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2008
un mail qui circule sur le Net
" Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !
Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".
Vous pensez à quelqu'un ?
Ce texte est de Victor Hugo...
et il parlait de Napoléon !
L'histoire n'est-elle pas un éternel recommencement ?
Ma réponse à ce mail : C'est Napoléon III dont il est question ( président de 1848 jusqu'à son coup d'état en 1851, puis empereur de 1852 à 1870 ) . Et non l'histoire n'est pas un éternel recommencement. Mais si elle n'est pas cyclique, elle n'est pas non plus linéaire.
En fait, pour ce genre de question, il vaut toujours mieux entrer dans la pensée complexe, chère à un certain Edgar Morin. (clin d'oeil privé ;-)
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