16.10.2009
Je ne renouvelle pas mon adhésion au MoDem, mais je suis plus que jamais sympathisant.
Je reconnais qu'avec ce titre, tout comme souvent dans cette note que j'ai plusieurs fois relue, « je souffle le chaud et le froid »… Je vous prie humblement d'essayer de suivre mon explication, tout au long de ses méandres.
J’ai été plus d’une fois railleur vis-à-vis de François Bayrou, en évoquant plus ou moins directement son management du Mouvement Démocrate.
J’ai très vite su, à la fin de l’été 2007, qu’il n’avait pas pris à bras le corps la vague d’énergie – certes très cacophonique – des militants enthousiasmés par la fondation du MoDem.
J’ai ensuite appris que cet été-là avait été très difficile pour lui personnellement. Se remettre d’un moment aussi particulier que cette « rencontre avec le peuple » constitué par la campagne présidentielle fut très dur. L’incompréhension de nous autres militants et nos critiques, moqueries, qui s’en sont suivies n’ont pas dû l’aider à nous faire confiance. OK.
Puis la deuxième vague de défections a commencé avec Cavada, et le député Thierry Benoist, ainsi qu’un nombre pas si petit que cela de militants actifs de l’UDF rejoignant aussi le Nouveau Centre… tandis que Jean Arthuis préparait doucement (non sans prendre soin de ne faire aucun cas du MoDem dans sa vie publique) son aventure… pas moins personnelle que celle de Bayrou à mon avis, mais à une échelle plus petite - donc moins coupable, peuvent penser certains esprits étriqués.
A cause de ces tentatives nombreuses et multiples de déstabilisation et de discrédit à l’encontre du MoDem, je trouvais des excuses à la tendance autocratique de notre président fondateur.
De plus, par le fait que de nombreuses choses restaient possibles (je rappelle - en espérant n’avoir aucun commentaire à ce sujet - que je participais à l’aventure MoDem aux côtés de Quitterie Delmas et Virginie Votier, car l’horizon y était toujours présenté de façon motivante), je pensais que, malgré le verre à moitié vide, le verre à moitié plein était vraiment du plein et pas du flan.
Aujourd’hui, j’ai deux problèmes très précis avec le MoDem.
1. « François Bayrou décide de tout avec Marielle de Sarnez ». Critique connue. Ce n’est pas d’abord à cause d’un soit disant problème de démocratie interne que je suis gêné par cela.
Ce problème-là dérange surtout ceux qui voudraient être calife à la place du calife. Même si le calife a pour fonction dame pipi au local de la section d’ailleurs. C’est le sentiment qui est laid. Et ce sentiment ne se mesure pas à la hauteur du pouvoir visé, mais au mensonge intérieur supporté par l’ambitieux vizir. Alors, qui peut juger puisque c’est intérieur ? Personnellement, je me prends souvent à penser : « ne juge pas ! qui es-tu pour juger? ». Ce n’est pas facile, tant certains n’ont pas peur du ridicule!! D’où l’absolue justesse de les comparer à Iznogoud.
Là encore, ce ne doit pas être facile pour Bayrou de diriger une bande d’Iznogoud de petit niveau.
De cette critique au moins, je peux me placer en-dehors. Grâce au conseil de mon père, j’ai toujours fait en sorte de ne briguer aucune place au MoDem tant que le projet défendu lors d’élections publiques ou internes - et ma place au sein de celui-ci - n’était pas préalablement défini un minimum. Je tire aujourd’hui le constat, un peu amer, que je n’ai jamais été candidat à quoi que ce soit. Certes, je n’ai pas toujours été très présent. Mais aussi, personne n’est venu me chercher avec un projet suffisamment défini.
Bref, je serai le premier à reconnaître que nombre de militants sont injustes et ignorants face à la difficulté de François Bayrou de mener son combat. Je l’ai été. J'avoue un vrai manque d’empathie pour quelqu’un qui a eu à supporter de si fortes pressions de tous ordres et à tous niveaux. Attention, je ne le plains pas. Je sais bien qu’il a choisi de vivre cela. Mais franchement, quand on prend l’autocar, est-ce que tout le monde gueule sur le chauffeur au moment où il fait ce qu’il peut dans les passages difficiles à négocier ?
Mais voilà. Mon problème est que : si Marielle de Sarnez est numéro 2 de notre Mouvement, pourquoi ne pas l’officialiser de manière claire et nette ??
Je veux être ici parfaitement clair et parfaitement sincère: ce n’est pas ici la proximité de nos deux chefs qui me gêne, c’est la valeur que l’on donne à l’organisation institutionnelle. Aucune entreprise ne se permettrait de fonctionner ainsi. Tout simplement parce qu’à long terme, ce n’est pas viable. De ce fait, je pense que le projet défendu par notre parti est profondément handicapé par cette faute structurelle. En outre, la démocratie a aussi pour principe la transparence de la représentation du pouvoir. Je ne parle pas de transparence totale car celle-ci est un piège dangereux. Mais un minimum est à définir. Sinon, le pouvoir n’a tout au plus de démocratique qu’un vernis. Et surtout les conséquences à long terme sont désastreuses du point de vue de l'objectif visé.
2. Pourquoi n’ai-je plus la foi dans ce MoDem ? Voici ma deuxième raison.
C’est très simple... Parce que nous sommes beaucoup trop loin des citoyens.
Ce qui m’intéressait en 2007 était le fait que nous proposions autre chose que des luttes stériles entre gauche et droite.
Pourquoi sommes-nous aujourd'hui tombés dans le panneau de l’opposition politicienne face à l’UMP ? Sans doute parce que nous n’avons pas mis à jour le logiciel politique de l’UDF devenu MoDem.
« Démocrates », affichions-nous fièrement. Mais quand sommes-nous sortis de nos habitudes pour aller vers ceux qui ne comprennent rien au jeu politico-médiatique ?
Et tiens, au passage... Quand sommes-nous allés servir la soupe populaire ?
Se taire d’abord. Observer. Puis écouter. Puis réfléchir ensemble.
Il est évident que des dizaines de millions de citoyens seraient intéressés si la réflexion partait de leurs réalités et pas de ce que nous, militants - de quelque parti que ce soit d'ailleurs - , tentons de leur expliquer. Ils accepteraient alors d’écouter ce qu’il y a de difficile dans la conception politique de la société.
Il y a certes quelque chose d'unique que nous portons: C'est un écartèlement entre dimension socio-économique et dimension politique. Cet écartèlement est un sacrifice qui nous coûte cher, mais qui fait notre profonde valeur sociale. Cette lettre de noblesse du militant nous renforce, et à juste titre. Mais comme tout chevalier, nous tendons à devenir des militaires, toujours prêts à faire parler les armes. Toujours prêts aussi à nous parer de la défense de la veuve et de l’orphelin (en l’occurrence la défense des citoyens, "qui iraient tellement mieux si on suivait les idées du camp défendu par nous"... hum, tu parles. )
Et ainsi, voilà que nous retombons dans la défense d’intérêts catégoriels... sans même nous en rendre compte. Nous défendons notre bout de gras. Parce que le plus important devient de réagir au plus vite aux propos de nos adversaires politiques.
En luttant par des discours de justification, d’attaque des mauvais comportements des ministres, en luttant par je ne sais quelles pétitions secondaires, par des groupes Facebook ou autres, nous perdons si souvent la visée première de notre Mouvement Démocrate : l’intérêt général, corrélé à l’émergence du citoyen responsable et conscient, de la personne humaine libre et digne.
Or, à ce niveau, l’objectif est le chemin.
Cette phrase m’a été soufflée par une amie chère. La manière d'arriver est pour moi notre seule dignité, car elle comprend l'exigence de la vérité.
C'est tout le contraire des procédés démagogiques, qui produisent un pourrissement social aussi dangereux qu'un poison mortel.
C'est tout le contraire du marxisme qui voulait faire advenir un paradis en passant par la violence d'une dictature des opprimés. Je reformule cette idée, idée pour moi inévitable, inaltérable : La fin ne justifie pas les moyens. La fin est dans les moyens. La vérité n'est pas une toge dont on se drape. Elle est un feu.
« Que vos actes soient le changement que vous voulez voir dans le monde ». (c'est de Gandhi)
Parce qu’aujourd’hui, je ne peux plus vivre cette phrase en tant que militant du MoDem, je ne renouvelle pas mon adhésion.
Je reste "sympathisant" et renouvelle tout mon soutien au collectif « Générations Engagées », qui compte en son sein des citoyens d’une rare qualité.
Quant à ceux qui voudront m'inviter dans d'autres formations politiques, c'est NIET. Le Centre démocrate est ma famille politique.
16:15 Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou, de sarnez, démocratie
05.10.2009
Je confesse à Bayrou tout-puissant...
Je confesse à Bayrou tout-puissant,
je reconnais devant mes amis démocrates,
que j'ai péché...
en pensées, en paroles, par actions et par omissions.
Oui, j'ai vraiment péché contre le (saint) siège.
C'est pourquoi je supplie la vice-présidente Marielle, les élus internes et tous les vice-présidents, et vous aussi mes amis démocrates, de prier pour moi le Président tout-puissant.
Je ne sais pas si je mérite l'absolution. J'ai tellement évolué dans ma foi que je ne sais pas si j'y crois encore.
16:53 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, marielle de sarnez
31.08.2009
Heureusement !
J'ai été plus que déçu par une série d'événements très négatifs au MoDem, notamment signe d'un management global d'une qualité similaire à celle d'un dictateur pas doué (une espèce de Papa Doc) ...
Mais heureusement, il existe un havre de paix et de bon sens.
Un endroit du web où les réflexions profondes et les lectures attentives , et donc les commentaires qui s'en suivent, se multiplient.
Un lieu où la prise de position et la prise de parole de chacun sont respectées.
Cette subtile alchimie a été possible grâce à un état d'esprit véritablement démocratique, à beaucoup de talents qui ont su se conjuguer,et à un filet d'espoir qui n'a jamais continué de couler pour abreuver les flancs de la colline du MoDem.
Serais-je un Bisounours qui vanterait un "village dans les nuages"? Une "île aux enfants"? Un village des schtroumpfs ou d'Astérix? (ah non, pas des schtroumpfs...)
Non! Allez sur le site de Générations engagées, et vérifiez par vous-mêmes.
Ce billet se veut un message de remerciement et surtout de félicitations à Virginie Votier et à tous ses proches qui peuvent être fiers d'avoir maintenu cette petite flamme.
Aujourd'hui, la chenille sort de sa chrysalide pour devenir un papillon... tout sauf éphémère, j'en suis convaincu.
Il faudra simplement attendre ce soir... :-)))
Bonne chance, et beaucoup de succès à Générations Engagées !
Permettez-moi de vous donner un conseil, chers amis engagés au coeur de cette aventure:
Vous avez fait cela car "vous ne vous êtes pas demandé ce que votre pays pouvait faire pour vous, mais ce que vous pouviez faire pour votre pays".
Continuez ainsi, c'est le secret de la croissance. Vous semez. La récolte ne vous appartiendra peut-être pas. Mais Kennedy (JF) reconnaîtra les siens!
12:22 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : générations engagées, modem, virginie votier
26.08.2009
Vous avez dit "projet" ?
En ce qui concerne notre projet commun, qui peut se résumer à "mettre fin à la politique de l’UMP", je ne suis pas optimiste.
Pas besoin de revenir sur le constat de ce qui fait le rapprochement PCF-PS-Verts-MoDem-et autres : l’antisarkozysme.
Regardons la situation politique française avec un tant soit peu de hauteur : Mettre fin à cette minable et destructrice politique sarkozyenne de court terme… ? Oui, mais nous n’y arriverons pas simplement en dénonçant tous les méfaits actuels du gouvernement sauce élyséenne, même si c’est sincèrement à l’unisson et avec virulence.
Proposer un projet aux Français, donc. Il n’y a qu’un seul moyen : se mettre d’accord sur 1 à 3 objectifs, puis sur la méthode.
Des objectifs nécessaires et probables seraient :
. .1. Le développement durable.
Expression déjà trop usée ? Corinne Lepage a parlé dernièrement d’« évolution soutenable ».
Quoi qu’il en soit, le risque est le même que pour l’actuel gouvernement : Son truc, c’est " la réforme". Or Jean-François Kahn a rappelé sur un plateau télé avec lucidité : "Mais la réforme de QUOI ?"
Je renchéris : Le développement de QUOI ? L’évolution de quoi ?
Rappelons que la liste Europe Écologie a connu son succès sans dire précisément quels secteurs économiques elle allait soutenir et lesquels elle allait combattre. Cela n’a donc été qu’une victoire de plus pour la comm’ et les bonnes intentions.
Alors les écolos ? Dites-moi s’il vous plaît : Biocarburants ou pas ? Nucléaire ou pas ?
Pas de nucléaire… ? OK, comment s’il vous plaît ?
Je suis donc déjà inquiet sur un point : Même si on a officiellement un projet commun centré sur le développement durable, il n’est pas sûr qu’on soit d’accord sur ce qu’on développe ou pas, puisque les divers camps politiques, rassemblés depuis l’extrême-gauche jusqu’au centre, iraient des décroissants aux industrialistes, des « tout social » aux « tout bio », des anticapitalistes aux libéraux modérés… etc.
2. Une réforme des institutions.
Déjà, pas sûr qu’on ait envie de s’y recoller, vu que le chantier Balladur vient de se terminer. Je sais bien qu’il est demeuré très loin des idées contenues dans le(s) projet(s) de 6ème République.
Mais quoi qu’il en soit, ce serait encore plus difficile de se mettre d’accord :
- Jusqu’où "participative"-t-on notre démocratie ?
Parce que ça sent si vite le populisme, lorsqu’une idée nouvelle n’est pas maîtrisée dans toute sa complexité.
- Quid de la fin des départements ?
- Quels moyens mis en place face aux lobbies? Lobbies qui vont - avec discrétion, malice et cynisme - mettre des bâtons dans les roues dans l’assainissement de notre Justice et son effective séparation d’avec les milieux politiques.
- Quels dossiers ressort-on ? Quelles amnisties accepte-t-on? Pour celle des pots-de-vineurs des grandes entreprises françaises ? Pour celle des sorciers de la Françafrique ? Pour celle des fraudeurs électoraux qui s’en sont bien tirés jusqu’à présent (Tibéri, Balkany, chaussettes du Sud…etc. ) ?
Quels débats ? Quand ? Quelle manière de trancher ? Qui vote ?
Je ne vois vraiment pas comment on peut créer une dynamique commune, cohérente et puissante, compte tenu de la situation actuelle, si loin de permettre de relever les défis que je viens de citer.
Ou alors… des jeunes qui envoient tout plaquer et qui nous font un revival de mai 68.
Tiens ça, j’y crois et je parie dessus! 2010 : ton printemps sera chaud !!
(surtout qu’on va se retaper un 80% d’abstentions chez les 18/25 ans aux régionales en mars ;-)
Je serais tellement content de voir les enfants et les petits-enfants des jeunes de mai 68 leur renvoyer une révolution sociale sur le thème : « vous avez vécu à crédit sur notre dos pendant 30 ans, maintenant on doit rembourser la dette que vous nous avez laissée. Bah… on veut pas ! »
Sarko qui se ferait virer par un formidable mouvement de jeunesse, des jeunes anti-mai 68 ! Je rêve avant même de dormir. Mais qu’est-ce que je vais bien dormir !!!
A demain pour un projet où je livre un concept remodelé à ma sauce.
00:21 Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : modem, ps, verts, pcf, projet de société, développement durable, réforme des institutions, corinne lepage
20.08.2009
Pourquoi je n’irai pas aux UR du MoDem
C’est très simple : parce que je suis déjà pris.
1. C’est la rentrée !
J’avais fait la remarque il y a 2 ans que le premier week-end de septembre n’était pas facile pour nous, les profs, et qu’il me semblait que notre profession était assez représentée (ou pouvait l’être à l’époque, après avoir remarqué tous ces profs de gauche qui avaient voté Bayrou).
Il semble aussi que c'est difficile pour un certain nombre de parents au moment de la rentrée.
2. Mes engagements associatifs.
Propulsé il y a un an président d’une petite association (banalement non parce que je serais le meilleur, mais parce que je suis le seul), je me retrouve à devoir gérer, tant que le fer est chaud, la transition entre la phase-bilan de l’équipe qui vient de rentrer de son chantier et le lancement de la future équipe, qui doit partir l’été prochain. Ce sont des chantiers de construction d’école primaire. Principalement au Burkina Faso.
Je dois aussi écrire une partie de l’histoire des 10 ans d’Intercordia, dont je suis membre du Conseil d’administration, association fondée donc… il y a 10 ans.
Il me faut aussi commencer le tutorat d’un jeune qui part pour 9 mois dans une association togolaise. Non mais qu'est qu'il me prend de raconter ma vie, moi!
Permettez-moi finalement de vous dire la meilleure raison qui fait que je ne peux pas me libérer ce week-end pour 48 heures seulement. (pour le vendredi, je donne cours, impossible de venir) :
Parce que ce genre d’événements ne prend pas que 48 heures. Il vous fait créer des liens, réfléchir à des projets, lancer des idées… bref, ce sont des débuts d’engagements qui commencent.
Je ne me sens pas du tout de venir et passer mon temps à dire : « oui, c’est très bien, vive le Mouvement Démocrate!!... mais je ne serai pas là, ni aux réunions, ni même réactif sur le Net, ni sur les marchés avant les régionales… etc. »
J’avais bien envie de faire l’effort -de temps et financier- pour retrouver tant de personnes que j’estime, et notamment rencontrer enfin physiquement Benjamin - très connu sous le pseudo d’un animal coasseur, dont j’apprécie de plus en plus le blog - et seulement le blog, bandes de chasseurs de ragots ! ;-)
Pour me protéger de sollicitations et de tentations, je ne viens pas.
Et peut-être surtout par honnêteté vis-à-vis de ceux, de ma section de Clamart ou de Générations Engagées, à qui je pourrais me retrouver à dire, à chaud, entre 2 verres ou pendant un atelier, dans la ferveur de la conviction politique qu’il faut bousculer cette France ensarkozée, qu’ils peuvent compter sur moi.
Car non, chers amis du Mouvement Démocrate, en ce qui concerne l’action, le terrain, les réunions, hélas, trois fois hélas, cette année encore, vous ne pourrez pas compter sur moi.
Et pour les trolls et autres qui passent leur ennui ou moulinent leurs soucis en coups de gueule sur Bayrou, la direction ou autres, veuillez m’excuser, je n’apporte pas d’eau à votre moulin. Ce n’est pas parce qu’un tel est méchant, qu'un autre est stupide, ou qu'une telle est manipulatrice, que je ne viens pas. Il vous faudra trouver d’autres loups pour hurler avec eux.
11:56 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : modem, générations engagées, clamart
07.02.2009
Lettre à celle qui a boosté mon engagement au sein du MoDem
Chère Quitterie,
je te dis ma déception car je croyais que justement tu pensais pouvoir changer les choses de l'intérieur. Mais je me rappelle que tu as été assistante parlementaire. Tu sais mieux que moi ce à quoi tu renonces.
Je suis d'accord avec ton état d'esprit, mais je suis surtout en phase avec Christophe Grébert lorsqu'il dit:
" militer, agir, faire de la politique... oui mais sans entrer dans une seule "case", un engagement citoyen multiple, "à la carte", sans être obligé de prendre tout le "menu". "
Pour changer les choses il faut être dans plusieurs groupes, dont un parti. C'est en tout cas ainsi que je me suis engagé comme citoyen , mais d'abord comme humain finalement.
Je trouve des commentaires très bons, très fins, très sensibles ici. De très importantes questions sont soulevées.
Mais je ne crois pas à un nouveau parti... sauf s'il représente la partie émergente d'un iceberg. Cet iceberg serait un projet de société.
C'est cela et seulement cela qu'un groupe politique doit proposer aux Français. Tout le reste est du calcul et de la mécanique... propre ou sale... mais on s'en fout. Seule une vision commune renouvelée du vivre-ensemble sera satisfaisante. Le reste sera de la poudre aux yeux. C'est ma profonde conviction.
Il faut vivre autrement. Ça commence par soi-même. Je l'ai toujours su. Aujourd'hui je le vis concrètement. Et je peux mettre cette chance au service des autres.
Tu as aussi boosté un petit peu mon altruisme. Merci à toi. Je respire mieux quand j'ai une saine relation aux autres.
Quoi qu’il en soit, tu le sais bien: avec toi pour fonder autre chose! Même si ce n'était pas dans un cadre partisan. Je ne jette pas ma carte du MoDem pour autant. Je me suis abstenu pour le vote interne, et d'ailleurs je ne critiquerai plus si facilement les abstentionnistes maintenant. J'ai mieux compris leur dilemme de l'intérieur.
Mais le sel a perdu un peu de sa saveur aujourd'hui. Tant pis, il reste de l'espoir et quoi qu'il en soit, une troisième voie!
Vive le Mouvement Démocrate!
20:51 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : quitterie delmas, modem
26.11.2008
Fin des aventures de Martine
Je vous avais proposé de voter pour Martine, enfin plutôt de pronostiquer un résultat. Il fallait choisir entre les solutions 1, 4 et 6.
Mais ce n'est plus drôle, on trouve des détournements en pagaille ici et là, éditées dernièrement et qui parlent directement du dernier scrutin du PS.
J'espère que d'ici la fin 2011, au MoDem, nous allons parler projet et pas passer notre temps à se demander qui va, ou vont, être le(s) candidat(s) socialiste(s) en 2012. Car ce jeu de dupes va continuer longtemps au sein du PS.
Le MoDem ne doit pas se laisser attirer dans ce bourbier. C'est d'ailleurs pour cela que je ne voulais pas faire de réelle analyse de la situation du PS et que je préférais en blaguer.
Il ne faudra pas non plus regarder à droite, même si MAM semble se positionner discrètement mais sûrement.
Je viens d'être élu président d'une toute petite association de solidarité (qui encadre des chantiers de construction d'écoles primaires dans les pays du Sud). Il faut essayer de parler de citoyenneté, et du monde, plus souvent. Les Français nous attendent sur le réel et sur du positif. Je parlerai donc de moi, ce que je ne croyais pas être une bonne idée jusqu'à ces derniers temps.
19:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : modem, ps, martine aubry, citoyenneté, michèle alliot-marie
13.11.2008
lettre ouverte d'un militant MoDem à Vincent Peillon
Non, Bayrou n’a pas fait élire Sarkozy.
Pourquoi des lieutenants de Ségolène Royal, tels que vous, monsieur Peillon ce matin sur BFMTV, ou Delphine Batho dernièrement, dites-vous cela?
Pourquoi?
Voilà les faits: Beaucoup d’électeurs de gauche ont voté Bayrou au premier tour 2007 pour tenter de battre Sarkozy. Mais aussi pour des raisons de confiance et de projet, il est dommage de devoir le rappeler!
Puisque cela pourrait se répéter et s’amplifier, à savoir que Bayrou engrangerait plus de voix en 2012 et serait au deuxième tour, alors ceux qui savent que le candidat du PS risque de se faire avoir, posent déjà des jalons, martèlent déjà le message : Bayrou n’est pas un bon candidat anti-Sarko. S’il avait voulu le faire battre, il aurait pu.
A cela, Bayrou a déjà répondu: il savait que Sarko gagnerait. Il n’a pas voulu se lancer dans une bataille perdue alors qu’il ne voyait pas dans le programme de Ségolène Royal de solides garanties pour permettre à la France de repartir du bon pied.
Il me semble que c’était bien avant le premier tour que l’union était possible, d’une part.
D’autre part, il est étrange que des responsables de gauche reviennent sur cette idée, qu’on avait pourtant ces dernières années réussi à imposer, et c’était une des rares avancées politiques et citoyennes satisfaisantes récentes : Aucun candidat n’est propriétaire de ses voix !
Bayrou savait que beaucoup de citoyens lui ayant accordé sa confiance au premier tour ne suivrait pas son choix s’il s’engageait derrière madame Royal. Monsieur Peillon, veuillez me croire, un haut responsable politique doit connaître ses électeurs. Car après tout, il est à leur service. Et heureusement, les Français sont devenus extrêmement vigilants et ne s’embarquent plus tête baissée derrière un leader. Parce que Bayrou l’a compris, il n’a pas donné de consigne de vote. De ce point de vue, il est difficile de s'empêcher de penser que ce sont vos visions et vos méthodes politiques vieillottes qui plombent le PS et la gauche.
Alors taper sur le Mouvement Démocrate n’est pas très malin. Car d’une part, nous ne vous suivrons jamais dans votre vision du clivage gauche – droite, tout comme la plupart des Français. Et d’autre part, très peu de Français vous croiront dans cette vision ancienne de la politique.
On est seul dans l’isoloir. Parce que Bayrou a intégré cela, il a fait un très bon score aux élections de 2007. Parce qu’il a intégré cela, il a constaté avant le deuxième tour que Sarkozy allait gagner. Ce que, rappelez-vous, énormément de Français avaient compris dès le lendemain du premier tour...
Demander à Bayrou de se transformer en "un homme politique de gauche" pour renverser la situation avant le deuxième tour des élections, c’est prendre une partie de ses électeurs pour des moutons de Panurge! Entre cette vision et celle de De Gaulle qui nous prenait pour "des veaux", il demeure une France digne, en général silencieuse face à ces calculs politiques qui la navrent, et qui vote en conscience.
J’ai voté Royal au deuxième tour et je n’ai jamais regretté mon choix. Et il n'y a pas un jour où je n'ai pas regretté le choix de la majorité de mon pays : La politique actuelle est inquiétante sur le plan de des libertés publiques, socialement, et économiquement. Mais mon choix était un choix par défaut.
Qui peut penser que Bayrou aurait pu convaincre ses électeurs "de droite" de choisir un programme de gauche qui n'évoluait pas d'un pouce vers le sien, en moins de 15 jours ? Alors que Bayrou lui-même constatait de plus en plus durant cette quinzaine l'immobilisme du projet de Ségolène Royal, en terme de maîtrise de la dette publique, par exemple ?
Je sais bien que j'assiste depuis ma télévision à un bras de fer, où personne ne se soumettra de gré à cette alliance probable "gauche-centre-gauche-démocrates". Car il s'agit du leadership, celui nécessaire pour arriver en tête parmi les deux leaders: celui du PS et Bayrou.
Mais au delà de tout cela, je ne vous vois finalement qu’une seule responsabilité au Parti Socialiste : permettre un choix de conviction aux Français. Alors de grâce, ne cherchez pas une posture qui vous éviterait ce travail difficile. Car cette posture vous empêche de débattre avec nous, qui avons simplement le tort d'avoir une analyse politique différente de vous de la situation française. C'est notre droit, non? Débattons sur le fond! Et le plus vite possible!
Un réel débat démocratique est attendu par beaucoup de citoyens français.
"Une fois de plus n'est pas coutume" : je pense comme mon leader politique. Oui, les républicains et les forces de progrès se trouveront des points communs forts, qui formeront un vrai projet à proposer aux Français, en profonde opposition à celui de la politique sarkozyenne.
Aujourd’hui nous ne nous comprenons pas, j’en suis conscient, monsieur Vincent Peillon. Mais ne l'oubliez pas, le MoDem ne parlera jamais avec vous sur la base du clivage gauche-droite. Cela est trop ancré dans nos tripes. Et contrairement à ce que vous pensez, ce n’est pas parce que notre parti aurait à y perdre... Mais ce seraient bien les Français.
12:32 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : peillon, royal, parti socialiste, bayrou, modem, sarkozy, élections
01.11.2008
Le sens de mon engagement au MoDem
Je pense que tous, nous devons un jour écrire sur ce sujet. Pour moi, c'est aujourd'hui, après avoir été aiguillé vers ces pensées par les réflexions de Chantal Portuese sur son blog. Spéciale dédicace à elle. C'est sur mon blog perso.
16:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, modem
30.10.2008
Blogs MoDem, Disney, Bisounours et une p’tite poésie en intro
Aujourd’hui sur son blog, Mickey Bizousse avait écrit que c’était une belle journée.
Ensuite je suis allé me promener dehors, la pluie tombait.
Mais j’ai réalisé que cette pluie n’était qu’une vue de l’esprit.
Car Mickey ne se trompe jamais.
En fait, la vie est belle, et il fait toujours beau.
C’est la façon de voir les choses de Mickey qui est la bonne.
Mickey peut changer nos vies.
Il a déjà changé la mienne !
Mais ce soir, je me suis chopé un des rhumes ! Je ne sais pas pourquoi... alors, pour me consoler, je vais rester au chaud, et me regarder un bon Disney. J’hésite :
Marielle et les 7 nains à la vice-présidence parisienne (oui je sais, il y a un huitième mousquetaire...)
La bielle au blog coulant (à noter que ce sont les commentaires qui coulent le blog)
La benne et le Grognard n'est plus édité, mais j'ai sa nouvelle version: Alice au pays des mares-veille,
Le livre de la banlieue (où le karcher se retourne parfois contre Sarko)
Taha et le chaudron à geek (c’est ma meilleure!)
Un peu tiré par les cheveux:
Wiki l’ourson (pour la qualité de ses connexions démocrates)
Le faux-cul de Notre-Dame (pour le côté anonyme et pour la référence religieuse)
En fond de tiroir, il me reste quelques laborieux calembours:
Et évidemment : Dingo
Avant de conclure, j'ai à préciser que c'est un humour sympathique, et aucunement de l'aigreur, qui m'anime. Mais conjointement, un autre sentiment m'anime: cette même envie qu'à mes débuts en politique, de voir en notre Mouvement Démocrate un parti exemplaire.
Alors finalement, je me demande si je ne vais pas me laisser convaincre par un film réel! Mais un Disney quand même. Aux dessins animés, on finit tôt ou tard par préférer la réalité, non? D’ailleurs, j’aurais aimé rencontrer ces quatre vraies filles, mais je n’ai aucune idée de qui il s’agit, et ça me taraude... Allez, ce soir, j'opte pour :
ah mais non, c'est vrai, j'oubliais, c'est aussi un montage! Tout film, tout blog est montage.
19:00 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : blog, modem